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Culture

Les Grecs et les Romains au "Metropolitan Museum" de New York

1. Clique sur la photo suivante pour visiter ce superbe Musée :

 

L'alphabet

2. Reconnais simplement la lettre.

3. Lis les noms des lettres en majuscules et en minuscules puis découvre les principaux dieux.

4. Mots croisés sur les dieux grecs

 

5 Découvre des prénoms français.

 

 

 

6. Clique sur l'image précédente pour t'exercer à un QCM sur les "héros mythologiques grecs".

 

Les dérivés

Exercice 7

Exercice 8

Exercice 9

Exercice 10

Exercice 11

12. Clique sur l'image précédente pour t'exercer à un QCM sur la légende crétoise du Minotaure.

 

 

 

 

La géographie

13. Clique sur la première photo pour des vues de l'île de Corfou ...

Exercice 14

Exercice 15

Exercice 16

Exercice 17

Pour t'aider : clique sur cette belle photo et découvre la carte de la Grèce antique !

 

 

 

La mythologie

 

 

Les monstres et les dieux grecs

Pour visionner un diaporama, clique sur "Des monstres aux dieux".

 

 

Les principaux héros de la mythologie grecque

 

 

 

Ulysse

 

Sans être d’origine divine, Ulysse est le héros le plus célèbre de la mythologie grecque. Fils de Laërte et d'Anticlée, il est marié à Pénélope dont il a un fils, Télémaque.

Il est célèbre pour son intelligence rusée, qui rend son conseil très apprécié dans la guerre de Troie à laquelle il participe. C'est encore par cette ruse qu'il se distingue dans le long périple qu'il connaît au retour de Troie, chanté par Homère dans son Odyssée.

 Voici les principales épreuves qu’il a rencontrées et vaincues.

 

Les Lotophages.

 

La flotte d'Ulysse est prise dans une formidable tempête qui l'éloigne des côtes connues et la repousse au loin jusqu'à la terre des Lotophages.

Ceux-ci, comme leur nom l'indique, se nourrissent des fleurs du lotus, qui procure l'oubli à ceux qui en goûtent.

Les deux éclaireurs envoyés par Ulysse pour reconnaître le pays sont bien accueillis par les Lotophages qui leur donnent du lotus à manger.

Oubliant aussitôt leur envie de retour, ils ne reviennent pas et Ulysse et ses autres compagnons doivent aller les chercher et les ramener de force aux bateaux.

 

Les cyclopes.

 

Après avoir quitté les Lotophages, Ulysse arrive sur une petite île en face de la terre des Cyclopes. Ayant passé là une journée à festoyer et à se reposer, il y laisse la plupart de ses compagnons tandis qu'avec son seul navire et quelques camarades, il va reconnaître l'île où demeurent les Cyclopes. Ces derniers sont de monstrueux géants pourvus d'un oeil unique, qui vivent loin de tout dans le creux des montagnes, élevant des chèvres et des moutons.

Ulysse et ses compagnons pénètrent dans la caverne du cyclope Polyphème en l'absence de celui-ci. Ils en admirent l'installation, quand Polyphème arrive conduisant son troupeau. Il pousse ses brebis dans l'antre et en bloque l'entrée à l'aide d'un énorme bloc de rocher. Au bout d'un certain temps, il s'aperçoit de la présence des hommes. Sourd aux explications que lui donne Ulysse, il saisit deux de ses compagnons, les assomme et les mange pour son souper.

Ulysse se met à chercher un moyen de lui échapper. Au soir du jour suivant, lorsqu'il s'est repu une nouvelle fois de deux compagnons d'Ulysse, celui-ci lui offre à boire, par trois fois, une coupe de vin. Il ne tarde pas à s'endormir, ivre.

 Alors Ulysse met son plan à exécution: il rougit au feu un épieu d'olivier qu'il a taillé et, avec l'aide de ses compagnons, le vrille dans l'œil unique du Cyclope. Réveillé en sursaut par l'atroce douleur, il ameute les autres Cyclopes alentour. “Quel mortel cherche à te tuer, Polyphème?, lui demandent-ils.  C’est Personne !" (c'est le nom sous lequel Ulysse s'est fait connaître) ... ils s'en vont.

 Cependant Polyphème a retiré la pierre de la porte et examine, en tâtant chacune d'elles, les brebis à mesure qu'elles sortent de la caverne.

Ulysse imagine alors de faire sortir ses compagnons un à un, agrippés sous le ventre des béliers, qu'il a attachés par trois; et lui-même s'échappe en se faufilant sous le ventre du plus gros des moutons.

 

Les îles d'Eole.

 

Lorsque Ulysse et ses compagnons arrivent à l’île d'Éole, le dieu des vents, ils y sont très bien accueillis. Éole, curieux de leurs aventures les héberge et les soigne un mois durant. Puis, pour les remercier, il leur offre un vent portant, le Zéphir, qui les ramènera directement chez eux, tout en prenant soin d'enfermer les autres vents contraires dans un sac en cuir qu'il place dans le bateau d'Ulysse. Bien entendu ce sac ne doit jamais être ouvert, ou les vents contraires seraient libérés et les éloigneraient de leur but. Pendant neuf jours et neufs nuits, Ulysse tient la barre et tout se passe bien, mais le dixième, alors qu'ils sont en vue d'Ithaque, il s'endort.

Ses compagnons n'attendaient que cet instant, et croyant que le sac contient des richesses qu'Ulysse se réserve, profitent de son assoupissement pour l'ouvrir. Aussitôt, tous les vents s'échappent, la tempête arrive et les emporte loin de leur patrie en les ramenant vers l "île d'Éole, qui furieux, les renvoie sans pitié.

 

Les Lestrygons.

 

Après plusieurs jours d'errance, Ulysse parvient au pays des Lestrygons et, alors que les autres nefs s'amarrent dans le port, il maintient son propre bateau en dehors, attaché à une roche. Les hommes envoyés en reconnaissance par Ulysse ne tardent pas à rencontrer des Lestrygons, semblables aux Géants, qui se jettent sur eux pour les dévorer. Les rescapés fuient à toutes jambes vers le port, poursuivis par les Lestrygons.

Ceux-ci jettent des pierres énormes en direction des bateaux qu'ils coulent, et harponnent leurs occupants. Seul Ulysse, amarré plus au large, parvient à en réchapper avec son équipage.

 

 Circé.

 

Ulysse et ses amis firent escale dans la première île qu'ils atteignirent. Ils se trouvaient à Aéa, royaume de Circé, la plus belle et la plus dangereuse des magiciennes. Elle transformait en animal tout homme qui l'approchait. Circé attira dans sa maison les éclaireurs qu'Ulysse avait envoyés pour reconnaître les lieux et elle les changea en pourceaux. Circonspect, l'un d'eux cependant avait refusé d'entrer dans la maison. Il courut au bateau prévenir Ulysse. Celui-ci partit alors vers la maison de Circé et croisa Hermès en chemin. Il connaissait, dit-il à Ulysse, une herbe qui le sauverait des mortels artifices de Circé et lui permettrait d'absorber impunément tout ce qu'elle lui offrirait. Quand Circé eut employé pour Ulysse la formule magique qui jusqu'ici n'avait connu que le succès, et qu'elle le vit, à sa stupeur, demeurer inchangé, elle fut remplie d'une telle admiration pour cet homme assez fort pour résister à ses enchantements, qu'elle s'en éprit. Le fils qu’ils eurent s’appela Télégonos. Mais la route d’Ulysse n’était pas finie ...

 

Les sirènes.

Au cours de leur long périple, les navires d'Ulysse longèrent l'île des Sirènes dont les voix douces et harmonieuses faisaient tout oublier à ceux qui les entendaient et les entraînaient finalement vers la mort.

Ulysse mit ses hommes en garde contre elles. Il leur dit que le seul moyen de leur échapper était de se boucher les oreilles avec de la cire. Lui-même, cependant, était bien décidé à les entendre et il pria son équipage de le lier au mât du bateau, si solidement qu'il ne pourrait s'en détacher. Les mots des Sirènes étaient encore plus séduisants que la mélodie... mais les cordes le retenaient et le danger fut conjuré.

 

Calypso.

Sur une nouvelle île, ses compagnons ne peuvent s'empêcher de manger les bœufs du dieu soleil, Apollon, et provoquent la colère des dieux. Une terrible tempête s’abat ainsi sur la flotte grecque qui subit un terrible naufrage. Ulysse en est le seul survivant. Lorsqu’il échoue sur l’île de Calypso sans vaisseau, après avoir dérivé en mer pendant neuf jours, accroché à un morceau d'épave, la nymphe en tombe amoureuse. Pendant sept ans, elle mettra toute son énergie à essayer de lui faire oublier Ithaque. Dans son jardin merveilleux que quatre fontaines irriguent d'une eau claire et toujours fraîche, Ulysse est choyé par la nymphe qui lui passe tous ses désirs . Elle va même jusqu'à lui offrir l'immortalité.

 Mais aucun artifice divin ne peut détourner Ulysse de son but; revoir Ithaque et tous ceux qu'il aime. Au fur et à mesure que le temps passe, Ulysse devient taciturne et passe son temps à regarder la mer en direction d'Ithaque. Athéna la protectrice d'Ulysse, voyant qu'à Ithaque les prétendants se font de plus en plus pressant auprès de Pénélope, intercède auprès de Zeus afin que celui-ci aide Ulysse à quitter Calypso et son île. Zeus accepte, et envoie Hermès demander à Calypso d'aider Ulysse à quitter l'île. Celle-ci est furieuse de cette décision mais n'a pas le choix.

Elle promet donc à Ulysse de lui fournir les matériaux dont il aura besoin pour construire un radeau, et cinq jours plus tard, chargé de victuailles, le radeau quitte l'île emporté par un vent favorable. Mais Poséidon veille...

Dix sept jours après son départ d'Ogygie, le radeau d'Ulysse est aperçu en pleine mer par Poséidon. Il déclenche alors une tempête monstrueuse qui détruit rapidement le vaisseau. Ulysse est alors proche de se noyer, mais Leucothée, " la dame blanche", sous la forme d'une mouette vient lui dire de se débarrasser de ses lourds vêtements et lui fourni une toile protectrice dans laquelle il s'enroule.

Après trois jours de lutte dans la mer démontée, il s'effondre sur une plage de Phéacie, où Nausicaa la fille du roi Alcinoos ne va pas tarder à le trouver.

 

Charybde et Scylla.

Un nouveau péril attendait Ulysse et les hommes qui l'accompagnaient: les gouffres de Charybde et Scylla. Charybde engloutissait l'eau de la mer et la vomissait trois fois par jour. Si un navire était pris dans ses flots, même Zeus ne pouvait lui venir en aide. L'équipage d'Ulysse réussit à passer au large de Charybde, mais fut contraint de longer l'écueil qui lui faisait face: Scylla. Sa vue n'était agréable ni aux dieux, ni aux hommes: elle avait douze pieds, de vilains moignons, six cous immenses au bout desquels s'agitaient six têtes effroyables.

Les compagnons d'Ulysse étaient verts de peur. Soudain, on entendit des hurlements à bord: Scylla s'empare des six meilleurs rameurs de l'équipage. Ils crièrent, désespérés. Ils agitèrent leurs bras et leurs jambes dans les airs, puis Scylla les dévora tout vifs. Les autres hommes redoublèrent leurs efforts pour parvenir à franchir la passe maudite.

 

 

Les Phéaciens.

 Après son naufrage, Ulysse se réveille sur la plage d'une île inconnue. A quelques mètres des jeunes filles rient et étendent du linge. parmi elles Nausicaa, la fille du roi des Phéaciens, Alcinoos. Les Phéaciens sont des passeurs réputés, mais peu sociables qui voient peu d'étrangers sur leur île. Néanmoins, Athéna elle même, ayant intercédé auprès de Nausicaa, Alcinoos l'accueille, le nourrit et le soigne. En attendant Ulysse raconte au roi et à ses hôtes, toutes ses péripéties. C'est d'ailleurs ainsi que commence l'Odyssée. Toutes les étapes qui précèdent l'arrivée chez les Phéaciens sont racontées par Ulysse à ses hôtes phéaciens. Puis Ulysse demande à Alcinoos de le ramener dans sa patrie. Avant de le faire ramener à Ithaque par ses meilleurs rameurs, Alcinoos et ses doyens lui offrent un coffre de tissu, douze trépieds de bronze et douze chaudrons. Ulysse sera déposé endormi sur la côte d'Ithaque par les rameurs phéaciens, mais ceux-ci, victimes de la vengeance de Poséidon, seront pétrifiés avec leur embarcation à quelques encablures de la côte phéacienne.

 

Ithaque.

 

Pendant tout ce temps, à Ithaque, beaucoup d'hommes voulaient la main de Pénélope mais celle-ci leur avait déclaré qu'elle ne pouvait se marier avant d'avoir achever de tisser un beau suaire destiné au père d'Ulysse quand il viendrait à mourir. Ils consentirent à attendre que l'ouvrage fut achevé. Mais il ne l'était jamais puisque Pénélope défaisait chaque nuit ce qu'elle avait tisser le jour ...Le stratagème fut découvert et les prétendants ne s'en montrèrent que plus insistants et plus intraitables.

 

Quand Ulysse se retrouva à Ithaque, Athéna lui révéla alors ce qu'il se passait dans sa maison et lui promit de l'aider à chasser les prétendants.

Elle allait dès maintenant le changer en mendiant, ce qu'il lui permettrait de circuler sans être reconnu. La déesse permit le lendemain la rencontre d'Ulysse et de son fils, Télémaque. Il décidèrent de se rendre tous les deux au palais, Ulysse toujours déguisé. Parvenu à la porte, il est reconnu par son chien Argus qu'il avait laissé en parlant pour Troie, et qui meurt de joie en revoyant son maître. Il est aussi reconnu par Euryclée, sa vieille nourrice. Celle-ci, en lui lavant les pieds, a aperçu une blessure qu'il avait à la jambe et que lui avait faite autrefois un sanglier.

Quand l’aube se leva, Pénélope descendit dans la salle où étaient réunis les prétendants: «Mes seigneurs, dit-elle, je dépose ici l'arc et les flèches d'Ulysse.  Celui d'entre vous qui parviendra à bander l'arme et à décocher une flèche à travers les anneaux de ces douze haches alignées deviendra mon époux. »

Tous prient leur tour, mais l'arc était trop raide. Quand il pénétra dans la salle, le mendiant lui dit: « Reine, passe-moi l'arc et voyons si je possède encore la force qui fut un jour la mienne. »

Une clameur furieuse lui répondit qu'un mendiant déguenillé ne pouvait toucher à cet arc. Mais Télémaque décida de le laisser faire. Avec une grande aisance, Ulysse plia l'arc, mit une flèche sur la corde tendue et tira. Il la fit traverser les douze cercles. L'instant suivant, il décocha d'autres flèches et les prétendants furent massacrés sans une chance de se défendre, car Télémaque avait caché leurs armes.

Après ce carnage, Ulysse retrouva Pénélope qui était perplexe. Un moment elle croyait le reconnaître, puis à un autre, il lui paraissait étranger. Son fils s’écria : « Mère, quelle autre femme se tiendrait à distance quand son mari revient après vingt ans d'absence ?

Enfin reconnu par son épouse, il régna paisiblement, jusqu'à ce que Télégone, l’enfant qu'il avait eu de Circé, le tua sans le connaître. Son vieux père, Laerte, avant de mourir, avait eu la consolation de le revoir.

 

Thésée

 

Thésée fut le fils d'Aethra et d'Égée, roi d'Athènes. On disait aussi que sa force prodigieuse ne pouvait lui avoir été conférée que par un dieu et que Poséidon était son père. Élevé par sa mère chez son grand-père Pitthée, à Trézène, il ignora tout sur sa naissance. Égée avait en effet quitté Aethra en lui ordonnant de ne rien révéler à l'enfant qui allait naître tant que ce dernier ne serait pas capable de soulever la pierre sous lequel il avait placé ses sandales et son épée. Thésée grandit donc sans savoir qu'il était le fils d'un roi, mais fit preuve, dès son plus jeune âge, d'un courage et d'un sang-froid remarquables. Héraclès, qui était venu se reposer à la cour de Pitthée, jeta négligemment à terre la peau de lion dont il se vêtait. Aussitôt, tous les serviteurs et les familiers du roi s'enfuirent affolés. Seul Thésée resta à sa place, et, tirant son épée, il s'apprêta à pourfendre le lion. Quand il eut seize ans, Aethra le conduisit près de la pierre, le jeune héros la souleva et découvrit les sandales et le glaive cachés là par Égée. Il décida de rejoindre aussitôt son père. Mais comme la région qu'il devait parcourir était infestée de monstres et de bandits, sa mère et son grand-père lui recommandèrent de prendre la route de la mer. Thésée passa outre à ces conseils de prudence et prit le chemin d'Athènes par la voie de la terre, décidé à prouver à tous les habitants de l'Attique qu'il était véritablement le fils d'un roi. Il tua successivement Périphétès, Sciron, Sinis, une truie énorme qui désolait la contrée, Procuste, Cercyon.  Avant d'entrer dans Athènes, il se purifia de toutes les souillures de ces meurtres dans les eaux du Céphise. Athènes était alors toujours gouverné par Égée, mais, en fait, le pouvoir réel était tout entier entre les mains de la magicienne Médée, qui avait épousé le roi et inspirait ses décisions. Médée comprit aussitôt qui était Thésée et décida Égée à empoisonner cet étranger, capable d'usurper le trône. Reçu avec d'hypocrites honneurs, Thésée put, au cours du repas, se faire reconnaître de son père de son père en tirant son épée pour découper un morceau de viande. Redevenu un roi dans toute sa puissance, parce qu'il sentait la pérennité du pouvoir enfin assurée, Égée répudia Médée et la chassa de son palais. Cependant, les Pallantides, les fils de Pallas, frère d'Égée, qui avaient cru que le roi n'aurait jamais de prospérité et qui avaient espéré régner un jour sur Athènes, conspirèrent pour abattre Thésée. Le héros réussit à les vaincre et à les massacrer tous. Il fut bannit de la ville pour ces crimes pendant une année.Mais Athènes avait trop besoin de Thésée pour la délivrer de l'effroyable tribut que lui imposait le roi de Crète Minos. Sept jeunes gens et sept jeunes filles devaient, tous les sept ans, être envoyés dans l'île pour y être dévorés par le sinistre  Minotaure. Thésée proposa immédiatement de délivrer sa patrie de cet impôt très sanglant, et il s'embarqua avec les victimes. Parvenu en Crète, il séduisit Ariane, une des filles de Minos, et la jeune fille lui donna une pelote de fil grâce à laquelle le héros réussit à trouver son chemin dans le Labyrinthe,  la demeure du Minotaure. Il put ainsi tuer à coups de poings le monstre endormi. Après avoir accompli cet exploit, qui devait lui valoir la reconnaissance de tout le peuple athénien, il enleva Ariane et reprit la route pour Athènes. Mais sur le chemin du retour, il abandonna Ariane dans l'île de Naxos, sans doute par ordre de Dionysos, qui désirait épouser la jeune femme. Attristé par cette séparation, mais fier de ses exploits il continua son voyage jusqu'à Athènes. Egée avait dit à son fils de hisser une voile blanche s’il avait réussi ou hisser une voile noire s’il était mort. Il y eut un orage. Les voiles se déchirèrent et Thésée dut les remplacer par les noires. En scrutant la côte, il aperçut les voiles noires du bateau et crut que son fils avait péri. Désespéré, il se précipita dans la mer qui porte à présent son nom.

 

Devenu roi, Thésée eut un rôle politique immense et bienfaisant. En réunissant les différentes bourgades, il assura l'unité de la cité. Il instaura de grandes fêtes : les Panathénées, et créa les jeux Isthmiques en l'honneur de Poséidon. Il institua un gouvernement stable et promulgua les lois sociales peu favorables aux riches et aux nobles.

 

Bellérophon

 

Bellérophon naquit à Ephyre sous le nom d’Hipponoos. Il était le fils de Glaucos et d’Eurymède, fille de Nisos, roi de Mégare. Mais d’après une rumeur, il était plutôt le fils de Poséidon.

Il fut rebaptisé Bellérophon suite au meurtre de Belléros, tyran de Corinthe, d’où son nom Bellérophon « tueur de Belléros ». Il dut s’expatrier à Tirynthe pour que le roi Proétos de Corinthe le purifie de son crime. Mais la femme de ce dernier, Anteia, tomba sous le charme du jeune garçon. Bellérophon était très timide avec les femmes et la repoussa. Pour se venger, elle l’accusa faussement devant le roi d’avoir tenté de la séduire. Sous l’influence de sa femme, Proétos décida de tuer le jeune homme. Ne pouvant accomplir le meurtre de son hôte lui-même sans s’attirer  le courroux des Erinyes, il l’envoya à la cour de son beau-père, Iobatès roi de Lycie, avec une tablette scellée sur laquelle figure un message ordonnant de tuer le porteur.

Iobatès reçut Bellérophon comme un roi. Il le laissa manger et boire à sa table pendant une semaine, avant de lire le message. Quand il le lut, il lui demanda alors de combattre la Chimère, persuadé qu’il succomberait dans cette lutte. La Chimère était un monstre femelle qui soufflait du feu, avait une tête de lion, un corps de chèvre et une queue de dragon qui causait de grands ravages au pays.

Bellérophon passa la nuit dans le temple d’Athéna. Celle-ci lui apparut dans ses rêves pour lui parler de Pégase, seule créature assez rapide pour lui permettre d’échapper aux flammes de la Chimère.  Elle lui remit « une bride d’or » et lui dit où trouver le coursier ailé.

A son réveil, il trouva l’objet bien réel à côté de lui. Il réussit à apprivoiser Pégase prés de la fontaine de Pirène.

Grâce à son nouveau destrier, Bellérophon vint à bout de la Chimère : en volant au-dessus d’elle, en la criblant de flèches, puis en lui plaçant un bloc de plomb dans la gueule. Le souffle ardent de la Chimère fit fondre le plomb qui lui brûla les entrailles.

Iobatès, loin de le récompenser l’envoya combattre les belliqueux Solymes et leurs alliés les Amazones. Il mit ensuite en déroute une bande de pirates Cariens. Mais comme Iobatès lui avait envoyé la garde royale, Bellérophon mit pied à terre et demanda à Poséidon d’inonder la plaine à mesure qu’il avancerait. Les hommes n’ayant pas réussi à l’arrêter, les femmes de la région relevèrent leur tunique par-dessus leur tête et marchèrent vers lui. Bellérophon était si timide qu’il fit demi-tour, entraînant les vagues à sa suite.

Mais après de tels exploits, le roi de Lycie, convaincu de son innocence et émerveillé par sa bravoure, en fit son successeur et son gendre en lui donnant sa fille Philonoé en mariage, avec qui il eut trois enfants : Laodamie, Isandros et Hippolochos.

Bellérophon voulut se venger de la reine Anteia ; il revint à Argos et fit semblant de succomber à ses charmes. Il lui proposa un petit voyage aérien sur le dos de Pégase et quand il fut assez haut il la lança dans les flots.

Au sommet de sa gloire, il entreprit de voler vers l’Olympe sur son cheval ailé, mais Zeus envoya un taon qui piqua Pégase sous la queue. Tombé dans un buisson d’épines, il devint aveugle et erra sur terre jusqu’à sa mort après avoir vu son fils Isandre tué par les Solymes et sa fille Laodamie tuée par Artémis. 

                 

              

Enée

 

Énée, issu du sang des rois de Troie, fils d'Anchise et d’Aphrodite, petit-fils d'Assaracus, fut élevé par le fameux centaure Chiron, comme s'il eût été un prince de la Grèce. Il apprit de lui tous les exercices qui peuvent contribuer à former un héros. Après avoir pris les leçons de cet habile maître, il épousa Créüse, fille de Priam.

Lorsque Pâris eut enlevé Hélène, Énée prédit les tristes suites de cette violation de l'hospitalité, et lui conseilla de rendre celle qui devait causer la perte de sa patrie. 

Énée est un redoutable héros troyen. Dans la nuit où Troie succomba, il essaye vaillamment d'arrêter et de repousser les ennemis dans les rues de la ville ; mais, débordé par le nombre, et voyant que tout est perdu sans espoir, il charge sur son dos son père Anchise, avec ses dieux pénates, et, tenant son fils Ascagne par la main, il se retire sur le mont Ida avec ce qu'il a pu réunir de Troyens, entre autres le vieil Alétès, Ilionée, Abas, Oronte et un ami, le fidèle Achate. Dans cette fuite précipitée, il perdit sa femme Créüse.

Il revint sur ses pas dans l'espérance de la retrouver; mais elle lui apparut comme une ombre, et lui révéla qu'elle avait été enlevée par la déesse Cybèle.

 

Après avoir construit une flotte de vingt vaisseaux et côtoyé la Thrace, une partie de la Grèce, il relâcha en Épire, où il trouva Hélénus qui lui prédit la suite de ses épreuves. Puis il remit à la voile, essuya plusieurs tempêtes, aborda en Afrique et fut reçu à Carthage par Didon, qu’Aphrodite disposa en sa faveur.

Aimé de cette princesse, le héros s'oublia quelque temps dans les plaisirs de sa cour ; mais Hermès vint l'arracher à ce piège que la haine d’Héra avait tendu à sa gloire ; et de la Sicile où l'appelait la célébration des jeux funèbres en l'honneur d'Anchise mort dans cette île l'année précédente, il arriva en Italie, consulta la sibylle de Cumes, descendit aux Enfers, vit dans les Champs Elysées les héros troyens et son père dont il apprit sa destinée et celle de sa postérité.

Revenu des Enfers, il vint en Italie camper sur les bords du Tibre où Cybèle changea ses vaisseaux en nymphes. Là, l'accomplissement de plusieurs oracles l'avertit que ses courses étaient terminées.

Latinus, roi du pays, l'accueillit favorablement; mais la violence de Turnus et des Rutules rompit la paix qui venait d'être jurée, et entraîna le vieux monarque dans une guerre qui finit par la mort de Turnus. Énée, après l'avoir tué en combat singulier, épousa Lavinie, fille de Latinus, et fonda la ville de Lavinium, que les Romains regardaient comme le berceau de leur empire.

Après quatre années d'un règne paisible, les Rutules, ligués avec les Étrusques, recommencèrent la guerre. Il se livra une sanglante bataille à la suite de laquelle Énée disparut, noyé, dit-on, dans le Numicius, cours d'eau qui se jette dans la mer Tyrrhénienne. Il avait trente-huit ans.

Mais, cette fin ne paraissant pas digne d'un tel héros, on prétendit et l'on publia qu’Aphrodite , sa mère, l'avait enlevé au ciel, après avoir lavé son corps dans les eaux du petit fleuve. On lui éleva un monument sur les bords du Numicius, et les Romains l'honorèrent sous le nom de Jupiter Indigète.

 

Héraclès

  

Héraclès est un célèbre héros grec, appelé Hercule chez Latins. A l'origine, il s'appelait « Alcidès », c'est la Pythie de Delphes qui lui donna le nom d' « Héraclès », qui signifie « la gloire d’Héra ». Il était fils de Zeus et d'Alcmène, fille du roi de Mycènes, femme d'Amphitryon. 

La princesse était d’une beauté sans pareille et aussi d’une très grande vertu. A sa naissance, Héra envoya deux serpents pour  le  dévorer  dans  son  berceau mais, sans éprouver aucune crainte, il les étouffa simplement de ses mains. Il reçut ensuite une solide éducation mais c'était un élève difficile. Il écrabouilla même  d’un  coup  de  lyre  la  tête  de  son  maître  de  musique,  le  frère d’Orphée, tout simplement parce qu’il avait été puni.

Lorsqu'il eut atteint sa dix-huitième année, Héraclès quitta la ferme et les vaches et entreprit de tuer le lion de Cithéron qui ravageait les troupeaux d'Amphitryon et de son voisin, le roi Thespios. Il reçut en cadeau une épée de la part d'Hermès, un arc et des flèches de la part d'Apollon, un plastron doré d'Héphaïstos et Athéna lui remit une tunique. Mais généralement, Héraclès est facilement reconnaissable à la peau de lion qui le couvre et à sa massue. Après divers exploits, il se rendit à Thèbes, où il épousa Mégara, fille de Créon.

Après avoir but énormément, il perdit le contrôle et il tua leurs enfants communs.
Pour expier ce crime, il alla trouver la Pythie qui lui révéla sa sentence il devra effectuer dix (douze par la suite) que lui impose Eurysthée son cousin que l'on nomme les douze Travaux d'Héraclès ou d’Hercule.

S’il réussissait les épreuves, il deviendrait immortel.

Eurysthée refusa de valider deux travaux: l'hydre de Lerne car il considéra qu'il avait été aidé et les écuries d'Augias  car Héraclès avait reçu un salaire pour son labeur.

 

Il en exigea donc deux autres.

Selon les auteurs, l'ordre des travaux diffère. La liste qui suit a été prise chez l’auteur grec Apollodore.

1) Le lion de Némée.

Dans la forêt de Némée se trouvait un lion invulnérable. Personne n’arrivait à le tuer. Héraclès l’étrangla. Ensuite, avec ses griffes il découpa la peau et s’en fit une tunique.

 

2) L'hydre de Lerne.

Dans le marais de Lerne, il y avait un serpent d’eau à neuf têtes on l’appelait : l’hydre. Chaque fois qu’Héraclès coupait une tête, il en repoussait aussitôt deux. Il se fit aider par son neveu Iolaos et découpa les arbres d’une forêt voisine avec lesquels il fit un grand feu. Eurysthée refusa le travail parce qu’Héraclès s’était fait aider.

 

3) La biche de Cérynie.

Dans les forêts d’Arcadie vivait une biche qui avait des bois en or et des sabots d’airain. Héraclès essaya de l’attraper pendant un an. Il y arriva enfin en la piégeant.

 

4) Le sanglier d'Erymanthe.

En Arcadie, il y avait un sanglier qui ravageait tout. Héraclès le captura à l’aide des Centaures. Il fêta l’exploit avec eux mais cela finit en bagarre. Héraclès tira ses flèches qui portaient du poison et il les tua tous sauf un : Nessos.

 

5) Les écuries d'Augias.  

Dans la région d’Olympie, le roi Augias avait des écuries tellement sales que les bêtes ne pouvaient y rester. Il envoya Héraclès les nettoyer en un jour.

 

6) Les oiseaux du lac Stymphale.

Au bord du lac de Stymphale, il y avait un bois peuplé d’oiseaux friands de chair humaine. Héraclès les tua avec ses flèches empoisonnées.

7) Le taureau crétois.

En Crète, un taureau fou furieux dévastait tout. A la demande du roi Minos, Eurysthée envoya Héraclès le capturer. Il sauta sur lui et le saisit par les cornes.

 

8) Les chevaux mangeurs d’hommes.

Par la suite, Héraclès fut envoyé pour capturer les juments de Diomède, roi de Thrace.

9) La prise de la ceinture de l'Amazone.

La fille d’Eurysthée envoya Héraclès chercher la ceinture d’Hippolyte, la reine des Amazones. Ce qui ne fut pas chose aisée, vu la combativité de ce peuple féminin !

 

10) Le combat contre Géryon.

Géryon, un monstre à trois têtes qui habitait une île fabuleuse faisait paître des bœufs à la taille extraordinaire. Héraclès réussit à les ramener en Grèce.

11) Les pommes d’or du jardin des Hespérides.

Héra possédait au bout du monde un jardin merveilleux où poussaient de magnifiques pommes d’or. Le roi envoya Héraclès en chercher quelques unes. Grâce à l’aide d’Atlas, il réussit l’épreuve.

12) Cerbère à enchaîner.  

Eurysthée décida qu’Héraclès devait aller chercher Cerbère en Enfers, en espérant qu’il y resterait, mais cependant il réussit l’épreuve.

 

                  Icare 

 Dédale était architecte. Minos, le roi de Crète (île de Grèce), lui demanda de construire un labyrinthe pour y enfermer le Minotaure, monstre mi-homme, mi-taureau. Mais ensuite, parce que Dédale lui avait désobéi, Minos refusa de le laisser partir. Avec des plumes, des fils et de la cire, Dédale décida de fabriquer des ailes pour lui et son fils Icare. Ils pensaient pouvoir s’enfuir en volant comme des oiseaux.

Peut-être Icare se crut-il prémuni pour toujours contre le labyrinthe de la vie ? Peut-être a-t-il cru de bonne foi, la bonne foi de la déraison, qu'il pouvait faire n'importe quoi... Comme voler, par exemple, et jusqu'au soleil encore ! Voici le détail de l'histoire.

Dédale fabriqua donc des ailes. Deux paires d'ailes, une pour lui, une pour son fils Icare. Il cousit ensemble les plus grandes, celles qui partaient des omoplates, et il souda simplement les plus légères avec de la cire. Tout en fixant les ailes d'Icare, Dédale lui recommanda de ne surtout pas voler trop haut: en s'approchant du soleil, il risquerait de faire fondre la cire.

Le lendemain, Dédale réveilla Icare de bonne heure. Il attrapa en premier ses propres ailes, les agita et s’éleva dans les airs. Puis il montra à son fils comment il devait se servir des siennes, tout comme un oiseau  apprend à son petit à voler. Icare s‘élança comme son père et se mit à rire de plaisir en tournoyant au- dessus des arbres et des falaises.

Ils s'envolèrent... L'air était pur, bleu, on respirait la transparence et la transparence avait goût de fumée. Dédale et Icare virent passer au-dessous d'eux les dernières petites maisons blanches de la Crète, au loin le palais de Minos, roc d'ivoire.

 Ivre de liberté, saoul d’air, Icare volait maintenant bien au dessus de la mer qui brillait comme un bouclier, bien au-dessus des grands oiseaux planeurs, bien au-dessus du vent qui couvrait les appels de son père...

Toujours plus haut, toujours plus haut!  Il ne put s'arrêter, il ne put pas s'empêcher d'aller plus haut. Il s'approchait du soleil. Pourquoi se prenait-il pour un oiseau ? Mais les oiseaux, eux, ont les pieds sur terre... Ils ne montaient jamais si haut.

Il se prit pour un dieu. Cela, aucun dieu jamais ne l'a accepté, ni jamais ne l'accepterait. La cire de ses petites ailes commença à fondre. Icare ne sentit rien, même pas la chaleur sur son dos, même pas la brûlure de la cire en fusion. Oui, les ailes fondaient. Ébloui encore, Icare ferma les yeux d'ivresse, son cœur allait éclater de bonheur ... Il tomba.

Il rêvait, Icare. " Tu rêves, mon fils! " lui criait peut-être Dédale depuis longtemps. Et au plus fort de son rêve, porté au plus haut par son désir, la réalité le fit lâcher prise et tomber. Chute atroce sur un sol sans pitié. Sa réalité à lui a nom " soleil ", son sol s'appelle " mer ". Icare s'enfonça dans une gerbe blanche. Et la mer fut sa mort.

 

                                       Jason

                                   
Fils d'Eson  (roi d'Iolcos en Thessalie et d'Alcimède, Jason fut un héros principalement connu pour sa quête de la Toison d'or.

Il vit son père dépossédé du trône par son oncle Pélias.  Sauvé  des  vues  homicides de Pélias par des amis, il fut élevé par le centaure Chiron sur le mont Pélion.
 
Un oracle avait prédit à Pélias qu'il serait détrôné par un homme qui se présenterait à lui avec une seule sandale. Devenu adulte, Jason alla réclamer le trône d'Iolcos. Sur le chemin, il aida une vieille femme à traverser un fleuve. Cette femme n'était autre que la déesse Héra, déguisée.

Il perdit une sandale dans la traversée. Pélias lui promit le trône pourvu qu'il lui rapportât la Toison d'or, qui se trouvait alors en Colchide. Avec l'aide d'Athéna et d'Héra, Jason entreprit de faire construire un fabuleux navire, l'Argo.

Celui-ci terminé, il embarqua à son bord accompagné de 50 jeunes hommes héroïques, les Argonautes (il s'agissait de la génération antérieure aux héros de la guerre de Troie), qui avaient partagé avec lui les enseignements du centaure Chiron. Parmi eux, on comptait Héraclès, Thésée et les jumeaux Castor et Pollux. 

Pélias demanda à un constructeur grec talentueux, Argos, de construire une nef à cette occasion, la première nef à voile (d’où le nom du bateau).

Le héros débarqua sur les terres de Laomédon, le roi de Troie. Celui-ci, de peur que Jason et ses hommes ne l'attaquent, envoya un messager les chasser sur le champ. Raisonnable mais offensé, le Grec maudit le roi et la ville en affirmant qu'ils seraient un jour punis de cette inhospitalité, puis repartit.

Au terme d'un périlleux voyage, les Argonautes accostèrent enfin en Colchide. Le roi Eetes accepta de lui laisser la toison d'or... s'il parvenait à venir à bout d'épreuves surhumaines !

En effet, la présence de la toison d'or dans son royaume garantissait sa prospérité. Ces épreuves étaient : labourer une terre aride en ayant attelé des bœufs aux sabots d'airain et crachant du feu, y semer les dents du dragon de Cadmos... desquelles germèrent des guerriers - les spartes (les "semés") - qui l'attaquèrent.

Heureusement, il fut aidé par la fille du roi, la magicienne Médée, qui tomba amoureuse de lui. Celle-ci lui fournit un baume protecteur contre les brûlures et le fer des taureaux, ainsi qu'une pierre faisant en sorte que les guerriers s'entretuèrent.

Ensuite, elle endormit le dragon qui gardait la toison d'or et fuit avec lui : rien ne l'arrêta. Elle alla même jusqu'à découper son propre frère, Apsyrtos, en morceaux, dans le seul but de  retarder les gens du roi à leur poursuite.

De retour à Iolcos, Jason constata que Pélias avait profité de son absence pour tuer son père et se débarrasser de sa famille. Médée mit alors au point une ruse pour le venger : elle rajeunit un bélier en le faisant bouillir dans un chaudron avec des herbes magiques; Elle convainquit ainsi les filles de Pélias d'en faire de même avec leur père...mais elle leur donna des herbes sans aucun pouvoir, et les filles de Pélias causèrent malgré elles la mort de leur père. Cependant Acaste, son fils, bannit Médée et son époux.  Ils s'exilèrent alors à Corinthe.

Pendant dix ans, ils menèrent une vie heureuse et élevèrent leurs enfants. Jusqu'au jour où Jason délaissa Médée et finit par épouser une princesse locale Créüse, la fille du roi Créon. Médée se vengea en tuant Créüse et sa famille, ainsi que ses propres enfants (Phérès et Merméros).

 

Orphée

                      

Orphée, originaire de Thrace (Nord Est de la Grèce), était le fils d’Oegre et probablement de la muse Calliope. Il était musicien, poète et chanteur doué qui en dehors de ses prouesses à la lyre est également considéré comme l’inventeur de la guitare. Il tomba amoureux d’une Naïade qui s’appelait Eurydice, l’emmena avec lui et l’épousa.

 Le mythe le plus célèbre concernant Orphée est celui de la descente aux Enfers. Mais il y existe plusieurs légendes différentes à ce sujet.

L’une d’elle raconte qu’Eurydice serait morte en essayant d’échapper aux avances d’Artisée qui la poursuivait sur les rives d’une rivière.

 Elle marcha sur un serpent empoisonné. Une autre raconte qu’un jour Orphée dut s’absenter. Dans sa solitude,  Eurydice décida de rendre visite à ses sœurs. Elle prit un raccourci quand, soudain, elle ressentit une douleur aigüe au pied et puis dans tout son corps. Elle aperçut à terre un serpent venimeux. Eurydice tomba et mourut.

Dans son deuil, Orphée ne se découragea pas et voulut reprendre son épouse des Enfers. Il alla la réclamer chez le roi du monde souterrain, Hadès, et son épouse Perséphone qui était à ses  côtés.

Emus par les chants d’Orphée, ils acceptèrent à une seule condition qu’il ne se retourne pas avant d’atteindre la surface, sinon elle retournerait dans les ténèbres et disparaîtrait pour toujours !

Malheureusement en repartant avec sa femme, il se retourna pour vérifier si elle était là et … elle disparut.

A partir de ce moment, les récits concernant l’époux inconsolable sont multiples. On raconte qu’il refusa de se remarier et que, durant trois ans, il dédaigna l’amour des femmes.

En ce qui concerne sa mort, on dit qu’il fut victime de la fureur vengeresse des femmes. Les Muses l’enterrèrent et pleurèrent le chanteur mélodieux. Le mythe d’Orphée donna naissance à un courant religieux, l’orphisme.

 

Pâris

    Au cours du mariage de Thétis et Pelée, Eris, déesse de la discorde, non invitée, lança sur la table une pomme d’or qui portait l’inscription «TH KALLISTH »  « A la plus belle ».

Zeus refusa de prendre parti dans la querelle qui s’entama entre les trois déesses Athéna, Aphrodite et Héra.

Il confia à Hermès le soin de conduire les déesses sur le mont, là où le berger Pâris, fils de Priam, roi de Troie, et d’Hécube, fut désigné pour arbitrer.

Hermès lui remit la pomme en lui disant : « Pâris, puisque tu es aussi beau que tu es compétent dans les affaires de cœur, Zeus te donne l’ordre de décider laquelle des trois déesses est la plus belle ! » Pâris prit la pomme mais ne sut comment décider.

Il les fit passer l’une après l’autre devant lui et chacune lui promit alors quelque chose en échange de la victoire. Héra promit la domination de l’Asie, Athéna la victoire au combat et Aphrodite Hélène, la plus belle femme du monde.

Pâris qui avait un caractère faible et un peu lâche, choisit la dernière proposition, et donna la pomme à Aphrodite.

Après cela, elle mena Pâris à Sparte, où Ménélas et Hélène l’accueillirent.

Un jour, voilà que Ménélas partit pour la Crète, laissant Pâris dans sa maison avec sa fille, à son retour Hélène était partie.

 Ménélas, furieux demanda de l’aide au près de son frère Agamemnon et des autres chefs grecs. Ils organisèrent une grande expédition et les Grecs partir pour Troie.

Ils eurent le soutien d’Héra et d’Athéna alors qu’Aphrodite favorisait les Troyens. Cette guerre dura pendant dix ans. C’est grâce à Ulysse, roi d’Ithaque que les Grecs réussirent à battre les Troyens en construisant un immense cheval de bois, le laissant sur le rivage en leur faisant croire que c’est un cadeau offert aux dieux.

Les Troyens se firent prendre et prirent le cheval dans leur camp, pendant la nuit les soldats cachés dans le cheval sortirent et tuèrent  les Troyens. Certains réussirent à s’échapper, comme Enée qui eut l’ordre des dieux d’aller fonder ailleurs une nouvelle Troie.

Quant à Pâris, il échappa de peu aux coups de Ménélas, car Aphrodite le cacha dans une nuée. Il tua de nombreux ennemis et toucha mortellement d’une de ses flèches le talon d’Achille, le plus valeureux des chefs grecs, avant d’être lui-même blessé par le grec Philoctète. Il demanda à sa première femme de le soigner, mais cette dernière refusa et il mourut.

 

 

                                        Persée

      

Acrisios, roi d’Argos, redoutait que sa fille Danaé devienne mère car l’oracle l’avait averti qu’il serait détrôné et tué par son petit-fils. Aussi, quand Danaé mit au monde Persée, le souverain s’empressa de les déposer dans une barque et de les confier au hasard du courant.

Cependant, les vents poussèrent l’esquif du côté des îles Cyclades, où le roi de Sériphe, Polydecte, les recueillit.

Danaé lui plut, il s’occupa et éleva Persée jusqu’à l’âge d’adolescent. Persée entreprit de courir le monde et de se distinguer lors de brillants combats à l’instar de ces héros fabuleux.

 Avant de partir, Persée demanda à Polydecte ce qu’il pourrait faire pour lui exprimer sa reconnaissance.

Le roi lui réclama la tête de Méduse, seule des trois Gorgones à être mortelle.

Persée reçut l’aide de plusieurs divinités pour mener cette tâche à bien.

Athéna lui donna son bouclier et son miroir, Hadès le coiffa d’un casque rendant invisible et Hermès lui confia ailes et talonnières.

Ainsi équipé, Persée n’avait plus qu’à trouver le repaire des Gorgones se situant aux confins du monde occidental et jalousement surveillé et gardé par les trois Grées (Péphédro, Enyo et Dino) dotées d’une singulière anatomie.

Elles ne possédaient, à elles trois, qu’un seul œil et une seule dent ! Personne d’autre ne connaissait le repaire des terribles Gorgones. Hermès vola au secours de Persée en leur dérobant l’œil et la dent et en les lui confiant.

Donnant, donnant ! Persée leur restitua leurs biens en échange de quoi la route lui fut ouverte. Arrivé devant la grotte des Gorgones, il entra et n’eut aucune peine à reconnaître Méduse.

Avançant à reculons et se servant du miroir pour se diriger (car il n’ignorait pas que les yeux de la Gorgone pouvaient convertir en rocher tout être vivant qui aurait l’audace de soutenir sa vue), l’intrépide héros brandit un glaive invincible et décapita ce monstre qu’il était venu chercher de si loin.

Des flots de sang qui s’écoulaient s’échappa un cheval aux ailes puissantes, Pégase. Persée mit dans un sac la tête de Méduse et enfourcha la monture afin d’échapper aux deux autres sœurs brusquement réveillées et prêtes à la vengeance.

Après ce premier et brillant exploit, Persée partit prendre un peu de repos bien mérité en Ethiopie.

Or, Cassiopée, la reine d'Ethiopie, s'était vantée qu'elle et sa fille étaient plus belles que les Néréides. Il ne faut jamais défier les dieux !

Celles-ci se plaignirent de cette insulte à leur protecteur Poséidon qui envoya un déluge et un monstre marin pour dévaster la ville de Philistia.

L'oracle de Zeus avait indiqué que la fille de Cassiopée, Andromède, devait être sacrifiée au monstre marin pour laver l’affront.

Persée aperçut la jeune fille enchaînée à un rocher et fut ému de son malheur. A la pitié se joignit sans doute un sentiment plus tendre, et, quand il entrevit le dos monstrueux du monstre marin, le héros s’empara d’un javelot acéré, monta sur Pégase, s’éleva au-dessus de la mer, et, à l’instant où le monstre ouvrit sa gueule sanguinolente, s’élança et le frappa d’un coup mortel.

Andromède délivrée tomba dans les bras de son sauveur et, ramenée à ses parents, devint l’épouse de Persée.

Nos contes modernes s'achèvent toujours ici, par cette phrase : "Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants".

Par chance, le mariage n'est pas une fin en soi chez les Anciens et la légende ne s'arrête pas là.

Persée resta quand même une année entière au pays d'Andromède au lieu de rentrer chez lui pour connaître la gloire en exhibant le trophée que renfermait son sac.

Emmenant avec lui son épouse, Persée retourna sur l'île de Sériphos. L’arrivée du couple nous fait soudain quitter l'univers du conte pour basculer dans celui de la tragédie si chère aux Grecs.

Persée découvrit que sa mère avait dû trouver refuge dans un temple pour fuir les avances du tyran Polydecte, le même homme qui avait envoyé notre héros décapiter une Gorgone. Persée se rendit chez le tyran qu'il transforma en statue de pierre avec toute sa cour.

Il libéra ensuite sa mère Danaé. Persée n’avait plus que faire des dons reçus des divinités secourables. Il restitua à Hermès ses ailes et à Athéna le bouclier. Il était temps désormais pour Persée de faire la paix avec son grand-père et de lui présenter sa charmante épouse.

Mais au lieu de le recevoir à bras ouverts, Acrisios, hanté par la parole de l’oracle, quitta précipitamment Argos.

Persée rejoignit son aïeul à Larissa, à l’époque des jeux. Dissimulé parmi les concurrents, il lança son disque avec force, et la fatalité détourna de son but la masse de plomb qui s’abattit sur la tête d’Acrisios et le tua.

Nous n'aurons donc jamais droit à la scène des retrouvailles et de la réconciliation. Héritier du trône d'Argos, Persée hésita à succéder au roi dont il avait involontairement causé la mort.

Ce cas de conscience fut tout à son honneur à une époque où peu d'hommes devaient s'embarrasser de tels scrupules.

Persée se contenta de Tirynthe et mourut en léguant à l’admiration des races futures le souvenir de ses hauts faits.

 

 

Œdipe  

  

 

Fils de Laïos et de Jocaste, souverains de Thèbes, Œdipe fut abandonné dès sa naissance dans les montagnes du Cithéron après que l'oracle avait prédit qu'il tuerait son père et épouserait sa mère.

Il fut recueilli par un berger, qui le confia ensuite au roi de Corinthe, Polybos.

Plus tard, un autre oracle lui prédit qu'il serait le meurtrier de son père.

Pensant que Polybos était son vrai père, Œdipe fuit pour éviter que la prédiction ne se réalisât.

Au hasard des chemins, il croisa son père Laïos et ses serviteurs. Les prenant pour une bande de voleurs, il les tua, donnant finalement raison à l'oracle.

Arrivé à Thèbes, il rencontra le Sphinx, qui posait une énigme à tous les voyageurs et dévorait ceux qui ne savaient pas répondre, bloquant ainsi l'accès à la ville et interdisant toute arrivée de vivres.

En voyant Œdipe, le sphinx lui posa la désormais célèbre énigme : « Quel est l'animal qui marche à quatre pattes le matin, à deux le midi et à trois le soir ? »

Œdipe répondit aussitôt : « L'homme qui, enfant, marche à quatre pattes, adulte sur ses deux jambes et vieillard en s'appuyant sur une canne. »

Vaincu, le sphinx se tua en se précipitant d'une falaise.

 

Œdipe sauva ainsi la ville de Thèbes, et devint un héros que les habitants récompensèrent en lui donnant pour épouse la veuve reine de Thèbes, Jocaste, sa mère !  Il prit ainsi la place de son père et devint roi de Thèbes. Œdipe et Jocaste eurent deux fils (Etéocle et Polynice) et deux filles (Antigone et Ismène).

Plus tard, Thèbes étant ravagée par la peste, les oracles furent consultés pour connaître l'origine du mal. Ils révélèrent que l'épidémie était une punition divine, qui durerait tant que l'assassin de Laïos ne serait pas châtié.

Œdipe fit rechercher le meurtrier, mais finit par se rendre compte que c'était lui qui avait tué le roi.

Jocaste se suicida en apprenant qu'Oedipe était son fils, et lui-même se creva les yeux et renonça à la royauté.

Quelques années plus tard, il fut chassé de Thèbes. Sa fille Antigone l'accompagna et lui servit de guide.

Oedipe acheva sa vie en Attique sous la protection de Thésée. Ses fils se disputant son trône, ce dernier les maudit et prédit avant de mourir qu'ils s'entretueraient. De fait, le testament voulait qu’ils règnent un an chacun à tour de rôle. Mais, au bout de la première année, Etéocle ne voulut pas céder son trône. Polynice attaqua donc sa propre ville avec une armée. Les frères s’entretuèrent. Le trône échut à Créon, frère de Jocaste, qui refusa d’enterrer Polynice pour trahison. Antigone l’enterra malgré tout et fut enfermée vivante…             

                                                       

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